Reporting de performance extra-financière : ce qu’il faut savoir
Longtemps cantonné aux seules performances RSE, le reporting d’entreprise se transforme profondément avec l’émergence des enjeux ESG. Désormais, les structures doivent intégrer une nouvelle dimension à leur communication : le bilan extra-financier. Ce type de reporting dépasse la simple déclaration réglementaire pour devenir un véritable levier stratégique de pilotage durable et responsable.
Contrairement au reporting Business intelligence traditionnel, qui se concentre principalement sur les résultats comptables, une synthèse extra-financière intègre des conditions qualitatives et quantitatives liées à l’impact de l’activité d’une structure sur ses différentes parties impliquées et son environnement au sens large.
Pourtant, malgré son importance croissante, ces rapports restent encore mal compris, voire redoutés par certaines structures. Quels sont les critères à prendre en compte ? Quelles obligations légales devez-vous respecter ? Comment tirer parti de cette obligation pour renforcer l’image de votre entreprise et optimiser vos performances globales ?
Ce guide complet répond à toutes vos questions sur le CR de durabilité et vous propose des solutions pratiques pour le mettre en œuvre efficacement.
Compte rendu extra-financier : qu’est-ce que c’est ?
Ce bilan consiste à mesurer, suivre et communiquer les performances d’une entreprise sur des aspects autres que strictement comptables. Il s’agit notamment des performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), devenues incontournables à l’heure où les boîtes sont jugées non seulement sur leurs résultats comptables, mais aussi sur leur impact global.
Contrairement au CR traditionnel, qui se concentre principalement sur les résultats comptables, le dashboard extra-comptable intègre des conditions qualitatives et quantitatifs liés à l’impact de l’activité d’une entreprise sur ses différentes parties impliquées et son environnement au sens large. Les investisseurs, consommateurs, et régulateurs attendent désormais des sociétés qu’elles publient régulièrement des informations précises et transparentes sur ces aspects non financiers.
Reporting ESG, RSE, DPEF : quelle différence ?
Bien que ces termes soient souvent utilisés de façon interchangeable, chacun a sa propre spécificité :
🔹Reporting Environnement, Social et Gestion: il se concentre principalement sur les critères utilisés par les investisseurs et agences de notation pour évaluer les risques des sociétés. L’objectif du reporting repsonsable est donc avant tout d’informer les marchés pour influencer positivement la notation des établissements sur ces critères.
🔹Reporting RSE : il s’adresse plutôt à l’ensemble des parties impliquées de l’entreprise (clients, collaborateurs, fournisseurs, société civile) pour démontrer son engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale.
🔹Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) : il s’agit d’une obligation réglementaire introduite par la directive Euro sur la publication d’informations non-comptables. Ce document officiel, obligatoire pour certaines structures, doit présenter la manière dont elles prennent en compte les conséquences sociales et environnementales de leur activité ainsi que leur modèle de gestion des risques associés.
Pour mieux comprendre les spécificités des différents types de dashboard extra-comptable, voici un tableau comparatif qui synthétise clairement les objectifs, les publics cibles et les obligations réglementaires associés à chaque approche :
Type de rapport | Objectif principal | Public cible | Obligation réglementaire |
---|---|---|---|
Reporting ESG | Informer les marchés et améliorer la notation de l’entreprise pour attirer des investissements responsables. | Investisseurs, agences de notation | Non obligatoire mais fortement recommandé pour faciliter l’accès aux financements spécifiques. |
Reporting RSE | Valoriser et communiquer l’engagement sociétal et environnemental de la structure auprès de ses parties impliquées. | Clients, collaborateurs, fournisseurs, société civile | Non obligatoire mais vivement conseillé pour renforcer l’image de marque et la confiance. |
DPEF | Répondre aux exigences réglementaires de l’Europe (CSRD, NFRD) en publiant de façon structurée et transparente les performances extra-financières de la compagnie. | Régulateurs, investisseurs, grand public | Obligatoire pour les grandes compagnies et entreprises cotées en Europe. |
Que doit contenir un reporting extra-financier ?
Un reporting complet et pertinent doit inclure :
🔹Des KPI responsables : émissions de carbone, consommation d’énergie, gestion des déchets, protection de la biodiversité.
🔹Des condition sociales : égalité hommes-femmes, santé et sécurité au travail, formation des collaborateurs, inclusion sociale.
🔹Des informations sur la gouvernance : éthique des affaires, lutte contre la corruption, transparence des processus décisionnels, politique de rémunération.
Ces éléments doivent être mesurés, vérifiés et accompagnés de preuves tangibles pour assurer la crédibilité des data communiquées.

Quel est l’intérêt du reporting ESG ?
Ce reporting permet à la compagnie d’attirer des investisseurs soucieux des impacts non-comptable, notamment des fonds d’investissement durable. Une bonne notation améliore la valorisation comptable, facilite l’accès aux financements et renforce la confiance des marchés.
Quel est l’intérêt du compte rendu RSE ?
Le dashboard RSE aide l’entreprise à valoriser ses engagements sociaux et environnementaux auprès de toutes ses parties prenantes (clients, employés, fournisseurs, collectivités). C’est un levier puissant d’amélioration de l’image de marque, d’attraction de talents et de fidélisation client.
Quel est l’intérêt du DPEF ?
La DPEF répond à une obligation légale (issue de la directive CSRD) et est donc incontournable pour les organisations concernées. Elle permet de structurer clairement la stratégie de développement durable et d’engager l’entreprise dans une démarche d’amélioration continue, tout en renforçant sa transparence vis-à-vis des parties externes.
En clarifiant ces différents aspects, votre organisation se positionne avantageusement en répondant aux attentes croissantes des investisseurs, clients et autorités publiques en matière de transparence et d’impact positif.
Le cadre juridique du reporting extra-financier
Ce compte-rendu est désormais encadré par des réglementations européennes et nationales précises, ayant pour objectif d’harmoniser les pratiques des compagnies et renforcer leur responsabilité vis-à-vis des défis responsables, sociaux et de gestion. Ce cadre légal évolue constamment, poussant les compagnies à adapter régulièrement leurs pratiques pour rester en conformité.
Les réglementations du reporting extra-comptable
Plusieurs textes majeurs définissent aujourd’hui le cadre juridique du diagnostic extra-comptable, avec notamment :
🔹La directive CSRD en Europe : entrée en vigueur progressivement à partir de 2024, elle élargit le périmètre du compte-rendu non-comptable, renforçant les exigences sur la précision, la comparabilité et la fiabilité des données responsables publiées par les établissements.
🔹La directive NFRD (Non-Financial report Directive), en vigueur depuis 2017, qui a introduit l’obligation de publier une DPEF pour certaines sociétés.
🔹La Taxonomie européenne, cadre de référence pour classifier les activités économiques considérées comme durables sur le plan responsable.
Ces réglementations structurent l’information à fournir et imposent un niveau élevé de transparence et de précision, avec des KPI bien définis pour permettre une comparaison efficace et objective des performances non-financières des structures.
Rapports extra-financiers, CSRD : Simplifiez leur production et gagnez en performance en 2025
Avec l’entrée en vigueur de la CSRD, les rapports extra-financiers deviennent un enjeu incontournable pour les DAF. Produi…Quelles entreprises sont concernées ?
Toutes les structures ne sont pas soumises aux mêmes obligations en matière de dashboard non-comptable. La directive CSRD, entrée en vigueur progressivement à partir de 2024, élargit considérablement le périmètre des sociétés concernées :
🔹Entreprises cotées : Toutes les compagnies en Europe cotées en bourse (sauf les auto entrepreneurs).
🔹Grandes structures dépassant au moins deux des trois seuils suivants :
🔸Plus de 250 salariés
🔸Chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros
🔸Bilan supérieur à 20 millions d’euros
La directive impose également aux PME cotées des obligations allégées mais significatives en matière de synthèse dès 2026.
Quels enjeux pour les grandes firmes ?
Pour les grandes structures, cette analyse représente des défis multiples, allant bien au-delà d’une simple contrainte réglementaire. Aujourd’hui, il constitue un véritable enjeu stratégique, influençant à la fois leur pérennité, leur réputation et leur capacité à attirer investisseurs et talents.
Conformité et anticipation
Les grands établissements doivent naviguer dans un cadre réglementaire complexe et en perpétuelle évolution. Avec l’entrée en vigueur progressive de la directive en Europe, ainsi que des réglementations telles que la DPEF, la nécessité d’une veille proactive et d’une conformité rigoureuse devient incontournable. Anticiper ces évolutions en structurant dès aujourd’hui un dashboard extra-comptable fiable permet aux structures de minimiser les risques de non-conformité, d’éviter les sanctions potentielles, et de se positionner avantageusement face aux futures exigences réglementaires en matière de règles sociétales.
Image et attractivité
À l’heure où les conditions responsables, sociales et de gestion influencent fortement l’opinion publique et les choix de consommation, ce dashboard devient un levier essentiel pour renforcer la réputation des grandes compagnies. En communiquant de manière transparente sur leurs engagements et actions concrètes en faveur du développement responsable, elles peuvent accroître leur attractivité auprès d’investisseurs sensibles aux nouveaux défis, mais également auprès de leurs collaborateurs, clients et partenaires commerciaux. Un compte rendu précis et authentique permet ainsi de construire une image positive et responsable, fondée sur la confiance, tout en limitant les risques réputationnels liés aux controverses ou aux scandales potentiels.
Accès aux financements
Aujourd’hui, la prise en compte des éléments sociétaux est devenue déterminante dans les décisions d’investissement. De nombreux fonds d’investissement, banques, et organismes privilégient désormais les structures démontrant clairement leur responsabilité sociale. Un rapport rigoureux et crédible permet donc aux grandes sociétés d’améliorer leur notation, facilitant ainsi leur accès à des financements avantageux tels que les fonds ISR (Investissement Socialement Responsable), les obligations vertes (« green bonds »), ou encore des financements spécifiquement conditionnés par des objectifs sociaux ambitieux.
Quels enjeux pour les PME et start-up ?
Même si les PME et start-up ne sont pas toutes soumises à des obligations strictes en matière de reporting non-financier, intégrer cette démarche dès aujourd’hui représente un réel avantage stratégique pour leur développement futur. Souvent perçu à tort comme une contrainte réservée aux grands établissements, le compte-rendu constitue en réalité une opportunité majeure pour les structures de taille plus modeste.
Anticiper les attentes du marché
Même en l’absence d’une obligation réglementaire immédiate, les attentes du marché évoluent rapidement vers une transparence accrue sur les défis responsables, sociaux. Clients, partenaires commerciaux et investisseurs accordent désormais une grande importance à l’impact des structures avec lesquelles ils collaborent. Ainsi, adopter proactivement un compte-rendu permet aux PME de démontrer leur engagement et leur responsabilité, de répondre aux exigences croissantes de leurs parties concernées, et d’anticiper des éléments qui deviendront probablement incontournables dans les années à venir. Cette anticipation constitue un puissant levier de différenciation, capable d’ouvrir de nouvelles opportunités commerciales et de renforcer la confiance auprès de l’écosystème dans lequel elles évoluent.
Renforcer la compétitivité et l’image
Un dashboard transparent et bien structuré améliore significativement l’image et la réputation des PME et start-up. Ces sociétés sont souvent confrontées à une concurrence accrue sur leurs marchés, et doivent trouver des moyens efficaces de se démarquer. Communiquer clairement sur leurs engagements sociétales leur permet non seulement d’attirer une clientèle de plus en plus sensible à ces problématiques, mais aussi d’accéder à des financements spécifiques, comme ceux dédiés à l’investissement socialement responsable (ISR). De plus, cela favorise l’attraction et la fidélisation des talents qui accordent une importance grandissante à l’éthique et aux valeurs sociétales des sociétés pour lesquelles ils travaillent.
Préparer l’avenir
Enfin, avec l’élargissement continu des obligations réglementaires Euro, notamment à travers la directive CSRD, les PME seront de plus en plus concernées par ces exigences à moyen terme. En intégrant dès maintenant des pratiques solides en matière de compte-rendu, elles gagnent en agilité et en réactivité face aux futures évolutions législatives. Cette anticipation stratégique leur permet d’éviter les situations d’urgence et les coûts d’adaptation liés à une mise en conformité tardive, tout en préparant sereinement leur croissance future sur des bases solides, durables et responsables.
Comment mettre en place un reporting extra-financier dans votre compagnie ?
Mettre en place un diagnostic non-comptable efficace nécessite une approche structurée et rigoureuse. Loin de se limiter à un simple exercice administratif, cette démarche implique une vision stratégique claire et une méthodologie solide pour collecter, analyser et diffuser des infos pertinentes et fiables auprès de vos parties intéressées. Un dashboard non-comptable bien maîtrisé vous permet non seulement d’assurer votre conformité réglementaire face aux évolutions constantes des directives européennes (CSRD, Taxonomie, DPEF), mais il constitue également une opportunité unique de valoriser concrètement vos engagements en matière de responsabilité sociale et de gestion.
En structurant efficacement votre démarche, vous optimisez également votre communication auprès des investisseurs, clients et collaborateurs, tout en renforçant votre position concurrentielle grâce à une meilleure transparence et une confiance accrue sur vos engagements sociétaux. Voici donc les étapes essentielles à suivre pour réussir la mise en œuvre d’un compte rendu dédié au sein de votre entreprise.
Trouver les bons outils pour votre audit
Avant toute chose, il est crucial de sélectionner des outils adaptés à la collecte, au suivi et à l’analyse des 🔹données. Ces outils doivent répondre à certaines conditions essentielles :
🔹Compatibilité avec les référentiels réglementaires : choisissez une solution compatible avec les directives et référentiels reconnus internationalement (GRI, SASB, etc.).
🔹Facilité d’intégration : l’outil doit facilement intégrer des données provenant de différentes sources internes (RH, finances, achats, production…) et externes (fournisseurs, partenaires).
🔹Automatisation et fiabilité : privilégiez des solutions qui automatisent au maximum la collecte et le traitement des données pour limiter les erreurs humaines.
Définir vos indicateurs de performance
Pour piloter efficacement votre performance non-comptable, vous devez déterminer précisément les KPI que vous suivrez. Ceux-ci doivent être choisis en fonction de la stratégie responsable propre à votre organisation, ainsi que des exigences réglementaires et des attentes de vos parties impliquées.
Quelques exemples de KPI pertinents à inclure :
🔹Indicateurs responsables : émissions carbone, consommation énergétique, gestion des déchets, empreinte eau.
🔹Indicateurs sociaux : égalité hommes-femmes, taux de turnover, taux d’accident du travail, satisfaction des employés.
🔹Indicateurs de gestion : transparence, conformité aux politiques anti-corruption, diversité au sein du conseil d’administration.
Définissez des KPI précis, réalistes et mesurables, adaptés à votre secteur d’activité.
DAF, contrôleur de gestion : comment construire votre tableau de bord parfait ?
En effet, pour les directeurs financiers et les responsables du contrôle de gestion, mettre en place des dashboards efficace…Récolter et analyser la donnée
La récolte des données est une étape sensible qui demande rigueur et méthode. Voici comment vous assurer de la fiabilité des data recueillies :
🔹Centraliser la collecte : utilisez un outil de dashboard centralisé pour éviter la dispersion et assurer la cohérence des infos collectées.
🔹Former les équipes : impliquez les équipes concernées (RH, achats, QHSE, finances…) en les formant à l’importance du compte rendu, à la manière de collecter les données et aux bonnes pratiques responsables.
🔹Contrôler et auditer : effectuez des contrôles réguliers pour garantir l’exactitude des infos remontées et réalisez des audits périodiques pour assurer une conformité permanente aux référentiels sociétales.
Une fois collectées, analysez ces données pour identifier vos points forts, vos axes d’amélioration et piloter votre stratégie responsable de manière proactive.
Partager la donnée
Enfin, la transparence est un aspect clé du rapport. Il est donc crucial de communiquer vos performances clairement et régulièrement à vos différentes parties prenantes :
🔹Publication d’un rapport annuel : ce document doit être clair, accessible, et structuré selon les directives réglementaires. Il doit également être disponible publiquement, notamment sur votre site web.
🔹Communication interne : partagez régulièrement vos résultats et vos objectifs en interne pour sensibiliser et engager vos collaborateurs autour des défissociétales.
🔹Dialogue avec les parties externes : organisez des réunions ou des webinaires avec vos partenaires, clients et investisseurs pour expliquer vos démarches, valoriser vos engagements et répondre aux interrogations.
Faites de votre reporting extra-financier un levier stratégique grâce à MyReport
Ce diagnostic n’est plus une simple formalité réglementaire. C’est une opportunité majeure pour les structures qui souhaitent renforcer leur positionnement stratégique, valoriser leur démarche responsable et répondre aux attentes croissantes de leurs parties impliquées en matière de transparence et de durabilité. Qu’il s’agisse de répondre aux obligations de la directive européenne, de mettre en place une politique ambitieuse, ou d’améliorer concrètement votre image auprès des investisseurs et du marché, structurer efficacement votre démarche est indispensable. Grâce à ses fonctionnalités avancées de reporting et tableaux de bords, MyReport vous permet de gagner du temps, d’améliorer la fiabilité de vos données et de valoriser efficacement vos performances auprès de vos partenaires et investisseurs.
Pour réussir cette transition vers un dashboard performant, précis et conforme aux réglementations en vigueur, il est essentiel de vous appuyer sur une solution fiable et intuitive. MyReport vous accompagne à chaque étape, de la collecte automatisée des données jusqu’à l’analyse avancée et la publication simplifiée de vos chiffres responsables. Grâce à ses fonctionnalités avancées de reporting et de tableaux de bord, MyReport vous permet de gagner du temps, d’améliorer la fiabilité de vos données et de valoriser efficacement vos performances auprès de vos partenaires et investisseurs.
Envie de découvrir concrètement comment MyReport peut simplifier et optimiser votre reporting ?
Réservez votre démonstration de MyReport
Découvrez comment la solution MyReport peut changer votre entrepriseArticle rédigé par Robin Coupet.