Reporting extra-financier : contrainte ou opportunité pour le DAF ?
Le reporting ESG (Environnemental, Social, Gouvernance) s’impose progressivement comme un enjeu clé pour les entreprises, porté par des attentes croissantes des parties prenantes : investisseurs, clients, régulateurs. Ces indicateurs visent à mesurer non seulement la performance financière, mais également l’impact global de l’entreprise sur la société et l’environnement. Cette tendance, renforcée par des régulations comme la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), bien que ne s’appliquant pas encore directement aux PME, incite toutes les entreprises à préparer leur transition vers une gestion plus durable et transparente.
C’est souvent le Directeur Administratif et Financier (DAF) qui hérite de cette mission, qui est souvent perçue comme une contrainte. Mais ce rôle supplémentaire est-il une simple corvée, ou peut-il devenir une véritable opportunité stratégique pour le DAF et son entreprise ?
Le reporting ESG est bel et bien un défi pour le DAF
L’accès aux données nécessaires est souvent complexe
Les indicateurs ESG nécessitent de collecter des données éparpillées dans plusieurs départements. Par exemple, les données environnementales peuvent provenir des équipes techniques ou des responsables d’approvisionnement, tandis que les indicateurs sociaux dépendent souvent des ressources humaines. Le DAF doit jouer un rôle de coordination transverse, ce qui représente une charge de travail importante dans des organisations où ces processus ne sont pas encore structurés. Sans un système centralisé, ces collectes se révèlent fastidieuses et sujettes à des erreurs.
Les outils métiers en place sont peu adaptés
La majorité des outils financiers classiques ne permettent pas de répondre aux exigences complexes du reporting ESG. Par conséquent, de nombreux DAF se retrouvent à gérer des processus manuels, souvent sous Excel, pour tenter de répondre aux besoins de transparence. Ces outils, bien qu’efficaces pour des tâches financières traditionnelles, ne sont pas conçus pour analyser des données qualitatives ou quantitatives issues de multiples sources.
Les attentes sont élevées et parfois floues
Les régulateurs et les investisseurs exigent des données ESG fiables, compréhensibles et conformes à des normes variées telles que le GRI (Global Reporting Initiative) ou le SASB (Sustainability Accounting Standards Board). Toutefois, l’absence de standards universels rend leur mesure délicate. Les DAF doivent également composer avec des attentes fluctuantes des parties prenantes, qui cherchent souvent à adapter ces indicateurs à leurs propres besoins.
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Renforcer la transversalité et le leadership
La gestion des données ESG positionne le DAF comme un acteur transversal, en lien direct avec tous les départements de l’entreprise. Cette mission offre l’opportunité de démontrer ses compétences de leadership en pilotant un projet structurant pour l’organisation. En devenant le garant des données stratégiques ESG, le DAF renforce son influence interne et améliore sa collaboration avec les directions RH, techniques et marketing.
Apporter une vision globale
Les indicateurs ESG offrent une perspective unique, complémentaire à celle des données financières. Par exemple, mesurer l’empreinte carbone, le bien-être des salariés ou la gouvernance d’une entreprise permet d’apprécier sa performance à travers un prisme plus complet. Le DAF, en apportant cette vision d’ensemble, aide la direction à aligner les objectifs stratégiques sur des enjeux durables, renforçant ainsi la réputation et l’attractivité de l’entreprise.
Améliorer les processus de gestion des données
L’intégration des données ESG pousse naturellement à revoir les systèmes d’information et les outils de collecte. Les plateformes modernes, telles que les solutions de reporting et d’analyse de données comme MyReport, permettent de centraliser les données et d’automatiser les collectes. En améliorant la qualité et la traçabilité des données, le DAF peut optimiser non seulement les processus ESG, mais aussi les processus financiers classiques.
Les bonnes pratiques pour relever le défi du reporting ESG
Centraliser les données dans un entrepôt unique
La centralisation des données permet une vue d’ensemble fiable et cohérente. En regroupant les données issues de différentes sources dans une plateforme unique, le DAF réduit les risques d’erreurs, facilite les mises à jour et garantit une meilleure transparence. Un entrepôt de données performant permet aussi de croiser les données ESG avec les données financières pour des analyses encore plus pertinentes.
Automatiser les collectes récurrentes
Les collectes manuelles sont non seulement chronophages mais aussi sujettes aux erreurs. En adoptant des outils d’automatisation, le DAF peut garantir une collecte régulière, fiable et rapide des données ESG. Cela permet également de libérer du temps pour se concentrer sur l’analyse et l’interprétation des résultats.
Structurer les indicateurs selon des référentiels reconnus
S’appuyer sur des standards comme le GRI ou le SASB offre une structure précise et facilite la compréhension des rapports par toutes les parties prenantes. Ces référentiels permettent également de comparer la performance ESG avec celle d’autres entreprises, renforçant ainsi la crédibilité des données.
Il ne tient qu’au DAF d’envisager le reporting extra-financier comme une opportunité
Loin d’être une simple contrainte, le reporting ESG représente une opportunité stratégique pour le DAF. En devenant le garant des données extra-financières, il joue un rôle central dans la stratégie durable de l’entreprise et renforce son influence auprès de la direction. Cette responsabilité lui permet de moderniser les processus, d’améliorer la qualité des données et de contribuer à la réputation de l’entreprise.
Avec les bons outils et une organisation adaptée, le DAF peut transformer cette mission en un levier de différenciation et de performance pour l’entreprise. Le reporting ESG n’est donc pas seulement une obligation à respecter, mais bien une chance unique de réaffirmer la valeur ajoutée du DAF dans un monde en pleine transformation.
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